La pièce de théâtre « Deux dames et la Grande Guerre »

La pièce de théâtre « Deux dames et la Grande Guerre »

Le spectacle aura lieu le 24 novembre 2022 à 19 h 30 au Centre culturel de Serbie à Paris.

Réservation obligatoire au : info@ccserbie.com


La maison de Jevrem Grujić, musée de l’histoire, de l’art et de la diplomatie, sous les auspices du Ministère de la Culture et de l’Information de la République de Serbie, présente la pièce de théâtre : « Deux dames et la Grande Guerre », au Centre culturel de Serbie à Paris.

Les rôles sont joués par Vjera Mujović, Marija Bergam et Petar Arsić.
La mise en scène est signée Alek Conić, d’après le texte de Jelena Kajgo.


Vjera Mujović et Marija Bergam interprètent les deux plus grandes bienfaitrices serbes oubliées, Mabel Grujić et Jelena Lozanić.


Cette pièce parle de la relation d’amitié entre deux peuples, serbe et américain, pendant la Grande Guerre, la période la plus critique de notre histoire, qui se reflète à travers le destin de deux femmes, dont l’engagement passionné de longue durée pour la Serbie aidait l’expansion de la mission diplomatique à travers le monde. L’une est Américaine – Mabel Dunlop Gordon Grujić, mariée à un diplomate serbe, Slavko Grujić, et l’autre est Serbe, - Jelena Lozanić, mariée plus tard au plus grand bienfaiteur américain du peuple serbe, John Frothingham. Toutes les deux, elles ont deux patries – l’Amérique et la Serbie. Elles sont le vrai exemple des héroïnes serbes oubliées, repoussées dans le silence et l’oubli, ce qui nous a incité à les faire revivre dans notre mémoire.

Les destins et les histoires oubliés de deux bienfaitrices audacieuses et impassibles du peuple serbe – Mabel et Jelena, seront fidèlement représentés par les actrices Vjera Mujović dans le rôle de Mabel Grujić, et Marija Bergam dans le rôle de Jelena Lozanić. Petar Arsić jouera le rôle du majordome James.

C’est en raison de son travail humanitaire obstiné que la presse internationale attribua à Mabel Grujić le surnom de Jeanne d’Arc serbe. On racontait comment elle avait rassemblé et uni les dames américaines de la haute société à tricoter des chaussettes en laine pour les soldats serbes sur le front et traversé l’Albanie avec son peuple adoptif, ce qui la priva pour toujours de la chance d’avoir de la descendance. Ensemble avec Mihajlo Pupin, elle bâtissait des foyers pour les orphelins serbes abandonnés et mobilisait des médecins américains à venir en Serbie pour aider leurs collègues dans les hôpitaux. A la conférence sur les souffrances du peuple serbe qu’elle a donné à l’Université de Princeton ont assisté plus de quatre mille étudiants, ainsi que le président de l’université de l’époque – Woodrow Wilson, devenu désormais son grand ami.

L’un des plus grands mérites qui revient à ce couple serbo-américain, Mabel et Slavko Grujić, était d’animer la Fondation Carnegie à destiner des fonds – cent mille dollars de l’époque - à la construction de la Bibliothèque universitaire à Belgrade, ce qui restera l’une de leurs plus grandes contributions.

D’autre part – Jelena Lozanić, fille du premier recteur de l’Université de Belgrade, Simo Lozanić, était une grande militante pour les droits des femmes et, pendant la guerre, infirmière volontaire qui prenait soin des orphelins de guerre. En qualité de représentante de la Croix rouge yougoslave, pendant la guerre, entre 1915 et 1920, elle est partie en grande mission humanitaire en Amérique, où elle collecta de l’argent pour l’armée serbe et le peuple épuisé. Tout comme Mabel, elle formait des ateliers où des Américaines et des Canadiennes cousaient des bandages et des vêtements pour les soldats serbes. Elle fut également invitée par de nombreuses universités et donnait des conférences à travers l’Amérique.

C’est justement là-bas qu’elle rencontra son plus grand amour – John Frothingham, déjà épris de la Serbie où il a passé ses plus belles années, pendant lesquelles il a élevé plus de 600 enfants de la ville de Vranje et de ses environs. Ce bienfaiteur américain oublié a offert à la Serbie, sous forme de donations, un montant égal à quatre budgets d’Etat de notre pays en 1915!