La décennie du pogrom contre les Serbes au Kosovo

Il y a dix ans, dans une vague de violence des extrémistes albanais du Kosovo-Metohija, 19 civils ont été tués, 950 personnes ont été blessées et plus de 4.000 Serbes et non-Albanais ont été expulsés. Plus de 900 bâtiments ont été détruits, dont 35 églises et monastères serbes. Des offices commémoratifs pour les victimes ont été servis dans les églises dans toute la Serbie, et lors d’une cérémonie solennelle à Belgrade, il a été signalé que même après dix ans, les coupables n’ont pas été punis.

Dans les violences commises au Kosovo le 17 et 18 mars 2004, 19 personnes ont été tuées, dont huit Serbes, tandis que 11 Albanais ont trouvé la mort dans la les accrochages avec les membres des forces de sécurité internationales. Les extrémistes albanais ont nettoyé ethniquement six villes et neuf villages, détruit quelque 800 maisons serbes et mis le feu à 35 édifices religieux, dont 18 monuments de la culture, dont l'église de Notre-Dame de Prizren et le monastère Devic près de Srbica, l'un des monuments les plus représentatifs de la Serbie médiévale.

Le Premier ministre serbe, Ivica Dacic, a mis en garde lors de la cérémonie tenue au Théâtre national de Belgrade que neuf ans après la violence contre les Serbes du Kosovo, les auteurs ne sont pas punis, les bâtiments détruits n’ont pas été renouvelés et le retour des Serbes n’est pas rendu possible. « Je veux qu’une telle chose ne se reproduise plus jamais, et que la Serbie, avec sa politique raisonnable, protège la sécurité et des intérêts du peuple serbe au Kosovo », a déclaré M. Dacic, en observant que, compte tenu de la situation dans la Province méridionale de la Serbie, le pays a besoin d’une politique réaliste et a remercié tous les Serbes qui sont restés au Kosovo lorsque leurs dirigeants s’en sont enfuis.

En s'adressant à l'assistance lors de la cérémonie, le Patriarche serbe Irinej a fait remarquer que dans toutes les discussions sur le Kosovo-Metohija, la Serbie doit poser comme exigence la plus importante le retour des Serbes dans cette région. Il a indiqué que 240.000 Serbes ont été expulsés du Kosovo. « Si puissance arrogante fait de sorte que nous restions sans Kosovo-Metohija, nous avons toujours l’exemple du peuple juif, qui a attendu Jérusalem 2000 ans, et qui a fini par l’avoir », a déclaré le Patriarche Irinej.

Les procureurs et les juges internationaux au Kosovo-Metohija ont engagé des procédures pour sept cas de destruction d'églises et ont condamné 67 personnes à des peines de prison allant de 21 mois à 16 ans. Le motif ou le prétexte pour le pogrom a été la campagne des médias albanais accusant les Serbes locaux d’avoir forcé, à l’aide de chiens, à traverser la rivière Ibar un groupe de garçons albanais du village Cabra, près de Zubin Potok, dont l'un s'est noyé dans la rivière, ce qui était faux.
L’enquête engagée par la police de la Minuk a conclu que ces allégations étaient fausses, le porte-parole de la police internationale Neeraj Singh a dit à l'époque que « les garçons qui ont survécu à la tragédie subissaient une forte pression des journalistes et des politiciens albanais pour accuser les Serbes du village voisin ».

La terreur des extrémistes albanais a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que par l'Union européenne, et l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a adopté une résolution le 29 Avril 2004.