Expositions

EXPOSITIONS PASSÉES


Mardi 4 février 2020 à 19h - «L’héritage européen dans la bande dessinée et l’illustration contemporaines»

Mardi 4 février 2020 à 19h - «L’héritage européen dans la bande dessinée et l’illustration contemporaines»

Vernissage le 4 février 2020 à 19h.


La 4ème édition du NOVA Festival, organisée par l’agence KomunikArt et tenue au mois d’octobre 2019 à Pančevo, s’est inscrite dans la veine de commémoration de l’Année européenne du patrimoine culturel.

Dans le cadre de la grande exposition internationale intitulée « L’héritage européen dans la bande dessinée et l’illustration contemporaines », inscrite par le Ministère de la Culture et de l’Information au programme officiel de l’Année européenne du patrimoine culturel en Serbie, des œuvres de 42 auteurs venant de 25 pays ont été présentées au public. 

L’exposition avait pour but de sensibiliser le public à l’histoire et aux valeurs européennes, ainsi que de renforcer le sentiment d’appartenance à l’identité européenne à travers les yeux et les crayons d’auteurs de bande dessinée et d’illustration célèbres ainsi que de brillants auteurs en herbe. La  bande dessinée et l’illustration contemporaines, underground ou alternatives sont dotées de qualités esthétiques particulières et méritent d’être découvertes car elles constituent une partie importante de la culture visuelle contemporaine et peuvent servir à éclairer certains aspects sociaux et culturels qui font rarement l’objet du grand art.

 

L'exposition continue jusqu'au 18 mars 2020.


Exposition LA JOURNÉE BLANCHE - Vernissage le 11 décembre à 19h

Exposition LA JOURNÉE BLANCHE - Vernissage le 11 décembre à 19h

En abordant le patrimoine culturel immatériel de la Serbie à travers la mode et l'expression artistique contemporaines, le projet LA JOURNÉE BLANCHE  intègre des silhouettes modernes dans lesquelles le récit des coutumes, des croyances et des savoirs traditionnels sont tissés et sublime les idées qui faisaient et font partie de notre identité (serbe / balkanique) en créant un pont entre l'expérience personnelle et collective et entre celle du créateur et du public.

En traitant des éléments du patrimoine culturel immatériel proches de leurs sentiments personnels, les concepteurs de LA JOURNÉE BLANCHE - Sonja Krstić, Aleksandra Lalić, Ana Trošić Trajković et Nevena Ivanović, continuent d’instaurer un dialogue sur l’expression de la mode en tant que moyen de communication entre nous et nos origines. Sur le plan créatif, il s’agit également d’une tâche complexe et stimulante, qui amène les auteurs à rechercher une forme, une silhouette et des détails qui illustrent la décoration d’un patrimoine limités par l’utilisation de la (non)couleur.

 Ce projet a été réalisé lors de la Fashion Week de Belgrade en octobre 2019, et les photographies et vidéos de cette représentation de la mode font partie intégrante du cadre parisien.

 

Les inspirations des couturiers :

« L’abeille blanche » – Nevena Ivanović

« Je serai près du feu » - Aleksandra Lalić

« La Drina tortueuse, La paisible Bačka… » - Sonja Krstić

« Ni au ciel, ni sur la terre, mais sur une branche de nuage » – Ana Trošić Trajković

 

Après le vernissage de l'exposition le 11 décembre à 19h, un panel de discussion va être organiser par l'auteur du projet « La journée blanche «  - Ksenija Marković Božović, les créateurs serbes - participants au projet, ainsi que par l'historien de la mode français M. Xavier Chaumette et la créatrice serbe Tanya Cicanovic, qui vit et travaille à Paris depuis 30 ans.

L'exposition continue jusqu'au samedi 14 décembre 2019.


Jeudi 28 novembre 2019 à 19h - « Le Monument de reconnaissance à la France – la restauration » et « Le mouvement moderne à Belgrade - le patrimoine architectural de la capitale »

Jeudi 28 novembre 2019 à 19h - « Le Monument de reconnaissance à la France – la restauration » et « Le mouvement moderne à Belgrade - le patrimoine architectural de la capitale »

Nous avons le plaisir de vous inviter à deux expositions qui auront lieu en même temps au Centre culturel de Serbie. Le vernissage est le 28 novembre à 19h, venez nombreux !

L’exposition « Le Monument de reconnaissance à la France – la restauration » est le dernier volet du projet de restauration du Monument de reconnaissance à la France à Belgrade, œuvre du célèbre artiste Ivan Meštrović et de ses collaborateurs. Ce projet de restauration, fait pour la première fois 88 ans après le dévoilement du monument, a été réalisé par l’Institut pour la protection des monuments culturels de la ville de Belgrade, de mars à septembre 2018, sur la base d’un accord entre les gouvernements de la République française et de la République de Serbie. La dernière partie de ce projet fut une exposition réalisée en décembre 2018 sur la promenade de la Sava, dans la forteresse de Belgrade, et consacrée à l’histoire du monument au cours de ces 88 dernières années, aux valeurs historiques et artistiques, au symbolisme, à l’importance mémorielle, ainsi qu’à la restauration. L’Ambassade de France à Belgrade a suivi la réalisation du projet de restauration du monument et de l’exposition, en tant que partenaire. Compte tenu du fait que le public de Belgrade a eu l’occasion de constater la complexité des travaux de restauration et de réhabilitation, nous souhaitons, maintenant, les présenter au public français qui a apporté, grâce à ses donations, une contribution significative à la restauration du patrimoine national, et de souligner les efforts conjoints des deux pays dans la restauration du patrimoine culturel serbe et de ce symbole permanent de l’amitié franco-serbe.

L’exposition « Le mouvement moderne à Belgrade – Le patrimoine architectural de la capitale » a été présentée pour la première fois à Belgrade, durant l’Année du patrimoine culturel européen, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2018, en tant que partie centrale du programme de l’Institut pour la protection des monuments culturels de la ville de Belgrade. Notre intention était de souligner que le patrimoine architectural de Belgrade partageait des valeurs communes avec le patrimoine culturel européen. En présentant cette exposition au public parisien, nous voudrions attirer l’attention sur l’influence du raffinement artistique et architectural français sur le patrimoine architectural serbe, et sur la continuité des multiples relations franco-serbes dans tous les domaines de la création sociale et artistique. L’apparition du mouvement moderne à la fin de la troisième décennie du siècle dernier a profondément bouleversé la construction de Belgrade. Le mouvement moderne s’est rapidement développé, tant par le nombre de participants que par le nombre et la qualité des travaux réalisés. Il a apporté des nouveautés dans les formes, la conception de l’espace, les matériaux, l’art décoratif, la construction. Il a pris le devant de la scène dans l’architecture résidentielle et publique, mettant ainsi au premier plan les concepts architecturaux et les idées de ses principaux protagonistes. Le grand nombre de bâtiments construits montre que l’architecture moderne à Belgrade a, d’une part, suivi les principaux courants artistiques des plus grands centres européens et, de l’autre, apporté des exemples uniques et authentiques. Les importantes réalisations, consignées dans le registre national du patrimoine culturel et celles qui prétendent à ce statut, seront présentées au public parisien dans le cadre de cette exposition.

Du 28 novembre 2019 au 01 février 2020.


Lundi 21 octobre 2019 à 19h30 - Exposition « Le patrimoine culturel immatériel de la Serbie »

Exposition « Le patrimoine culturel immatériel de la Serbie » du 21 octobre au 23 novembre 2019.

Vernissage le 21 octobre à 19h30 ! 

Les connaissances et savoir-faire traditionnels, l’artisanat, les pratiques et croyances rituelles que les communautés en Serbie ont reconnus comme étant spécifiques de leur identité et qui ont fait preuve de vitalité, ayant été sauvegardés jusqu’à nos jours, font partie du patrimoine culturel immatériel présenté à l’exposition « Le patrimoine culturel immatériel de la Serbie ».
L’exposition prête son cadre aux éléments du patrimoine culturel immatériel de la Serbie inscrits au Registre national, ainsi qu’à ceux inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Ce sont la slava familiale, le kolo, danse populaire traditionnelle et le chant accompagné au gusle, qui témoignent de la diversité du patrimoine culturel présent sur le territoire de la Serbie, tout en rappelant que les différentes communautés, vivant dans un même espace culturel, partagent les mêmes éléments de leur patrimoine culturel. 


Du 21 septembre au 19 octobre 2019 : « La Serbie dans la Grande Guerre 1914-1918 »

Du 21 septembre au 19 octobre 2019 : « La Serbie dans la Grande Guerre 1914-1918 »

Vernissage le 21 septembre à 19h

Exposition du 21 septembre au 19 octobre 2019

L’exposition « La Serbie dans la Grande Guerre 1914-1918 », par les documents des archives, les photographies, les cartes-postales, les cartes géographiques militaires, les esquisses, les tableaux synoptiques, les articles des journaux même les objets de musée (drapeaux des régiments, uniformes, sabres, médailles et diplômes commémoratifs) a offert une véritable histoire sur les événements en Serbie pendant la Première guerre mondiale.

L’exposition est le résultat de la  recherche d’une année du matériel des Archives militaire et historique de Pozarevac et présente la documentation de l’Archive militaire, l’Archive historique de Pozarevac, l’Archive de programmation de Radio-Télévision Serbe et du Musée militaire, elle compte 270 documents et photographies et 60 objets des musées, dont on démontre les thèmes suivants : le début de Première guerre mondiale et les opérations de l’armée serbe en 1914. la Serbie et son armée dans la seconde année de guerre 1915. les Alliés et la Serbie 1914-1916, la réhabilitation et la réorganisation de l’armée du Royaume de Serbie à Corfou, les Missions médicales des Alliés et le traitement de l’armée serbe, l’Armée serbe au front de Thessalonique 1916-1917. les héroïnes et les volontaires dans l’armée serbe et leur arrivée au front de Thessalonique, la rupture du front de Thessalonique et la libération de la Serbie et les pertes de l’Armée serbe à la Première guerre mondiale.

En respectant strictement le procédé scientifique et historique, avec un appui à la documentation des archives, l’équipe des auteurs et leurs institutions ont eu l’intention par l’affirmation des documents et des photographies de la Serbie à l’époque de la Première guerre mondiale, et les résultats scientifiques d’historiographie serbe, attire l’attention sur les effets tragiques de la révision politique de l’histoire, ainsi que de faire voir et approuver que de valoriser le passé a du sens, parce que la responsabilité envers l’état où on vit et l’essai de réviser l’histoire demande de faire montrer à tout le monde le corps des connaissances systématiques et scientifiques d’une vraie image du passé ce qui fait le fond pour continuer à explorer l’histoire politique et historique de la Première Guerre mondiale.

L’exposition « La Serbie dans la Grande Guerre 1914-1918 » est le monument qui marche, parle et explique le sens sublime de la vie qui ne durait pas longtemps pour les héros serbes. L’exposition est un grand rapport à la culture de mémoires, de témoignages et de durée.

Entrée libre !


“Encore une fois ? – La déconstruction de la reconstruction d’une destruction“

“Encore une fois ? – La déconstruction de la reconstruction  d’une destruction“

Vernissage : 05.09.2019. à 19h 


L’exposition “Encore une fois ? – La déconstruction de la reconstruction d’une destruction“ de l’artiste Dragan Trajkovski présente une analyse visuelle et conceptuelle des valeurs symboliques des éléments plastiques d’un œuvre artistique disparu – un mural “Bleu, Blanc, Rouge 0° 90°” de François Morellet, artiste français, et cela dans le contexte de disparition d’un état (la République socialiste fédérative de Yougoslavie) où ce mural fut peint en tant que le signe de l’amitié traditionnelle avec la France.Depuis le 2008 le mural est caché (pratiquement détruit) après la construction du “Bâtiment intelligent” et il n’est plus visible. A cause du disparition évidente ainsi bien de la RSF de Yougoslavie que du mural sur lequel la RSFY fut comparé d’une manière optimiste avec la France, Monsieur Trajkovski examine “l’exactitude” de la constatation artistique de Morellet portant sur la ressemblance (des drapeaux) de la France et de la RSFY. 
L’installation de l’exposition « Encore une fois ? » dans le Centre culturel de Serbie à Paris aura – outre la dimension complémentaire arrondie dans le sens de permettre au public français, aussi bien qu’ à l’autre partie éventuellement intéressée (en disposition contemplative du mural de Morellet sur la relation : deux drapeaux / deux états / deux 
nations) de vivre cet œuvre – une dimension interactive nouvelle : les visiteurs seront enquêtés s’ils vote pour la solution que l’endroit où se trouvait le mural doit être marqué à un certain mode, soit si le mural devrait être peint de nouveau, soit s’ils ont une idée tout-à-fait différente à proposer. 

L'exposition va durer jusqu'au 18.09.2019. 


Du 17 mai au 31 août 2019 : "Sava Choumanovitch et le secret de La Coupole"

Du 17 mai au 31 août 2019 : "Sava Choumanovitch et le secret de La Coupole"

Vernissage le vendredi 17 mai 2019 à 19h00.

La Galerie de la Matica srpska vous invite à l’exposition « Sava Choumanovitch et le secret de La Coupole » dans le cadre de la célébration des 180 ans des relations diplomatiques entre la Serbie et la France. L’exposition présente pour la première fois au public français une esquisse de Sava Choumanovitch (1896-1942) pour un pilier de la célèbre brasserie parisienne La Coupole (Montparnasse, 1927). En plus de cette esquisse représentant quatre figures féminines, et provenant d'une collection privée, l'exposition est aussi composée d'une réplique du pilier, de photographies anciennes de la brasserie La Coupole dans les années 1930, d’œuvres de Sava Choumanovitch provenant des collections de la Matica srpska et du film Les quatre cariatides d'Igor Antić, artiste qui vit et travaille à Paris. Le tout avec l’idée de montrer les liens très forts et les influences mutuelles entre les deux cultures – française et serbe – tels qu’ils existaient à l'époque et tels qu’ils continuent à exister de nos jours.

L’exposition est réalisée grâce au Ministère de la Culture et de l’Information de la République de Serbie, avec le soutien de l’Institut français de Serbie, du propriétaire des esquisses, et du Groupe Bertrand, propriétaire de la brasserie La Coupole.


Jeudi 18 avril à 19h30 - Exposition/ installation "Maternité" de Marta Jovanović

Jeudi 18 avril à 19h30 - Exposition/ installation "Maternité" de Marta Jovanović

Performance / vernissage - jeudi 18 avril 2019 à 19h30

L'installation « Maternité » tire son origine d'une performance du même nom, que Marta Jovanovic a réalisée en février 2016 à Belgrade. La performance découle du besoin profondément personnel de l’artiste de contempler ses choix de vie ainsi que sa position en tant que femme artiste dans un univers patriarcal. Les œufs crus utilisés dans la performance Maternité deviennent des sculptures uniques dans l'installation, chaque œuf étant fait en cuivre électroformé et plaqué or 24 carats. Grâce à ce travail, Jovanovic fournit une perspective ironique à la destruction de ses œufs dans sa performance : non seulement les œufs sont soigneusement restaurés dans l'installation, mais ils - et donc ses « occasions manquées » ont même été littéralement transformés en or. - Dr Anja Foerschner


Du 5 avril au 13 mai 2019 - Exposition multimédia : FLEKA - SIGNE SENS SON

Du 5 avril au 13 mai 2019 - Exposition multimédia : FLEKA - SIGNE SENS SON

Hommage à l’artiste Miomir Grujić Fleka

- Vendredi 5 avril à 19h30 Vernissage de l’Exposition multimédia : Fleka : Signe Sens Son 
- Samedi 6 avril à 19h30 Projection du film documentaire:  "Fleka, la voix d’underground"

Le citoyen de Šabac, mais également de Belgrade, Miomir Grujić Fleka était une figure incontournable de la scène belgradoise progressiste des années 80 et 90 du XXe siècle. Créateur et rédacteur de programme du célèbre club Académie à Belgrade ainsi que l’auteur de l’émission culte « Šišmiš » à la radio B92, Fleka devient le symbole de la scène belgradoise d’underground. L’exposition multimédia Signe Sens Son raconte son histoire.

Entrée libre


Jusqu'au 12 avril 2019 - "Alors qu'il pleuvait des bombes"

Jusqu'au 12 avril 2019 - "Alors qu'il pleuvait des bombes"

"Alors qu'il pleuvait des bombes"
Serbie 20 ans après - Biljana WILLIMON & Vladimir VELIČKOVIĆ

Exposition du 23 mars au 12 avril 

Pour commémorer le 19ème anniversaire de l’agression de l’OTAN contre la Serbie, le Musée historique de Serbie a organisé l’exposition « Alors qu’il pleuvait des bombes, les artistes créaient ». Pour le 20ème anniversaire de cet événement, le Centre Culturel de Serbie vous propose de revoir cette exposition.

Alors qu’il pleuvait des bombes, la vie en Yougoslavie ne s’est pas arrêtée. L’armée se battait face à l’agresseur, les artistes peignaient et sculptaient, les comédiens continuaient leurs représentations, les chanteurs défendaient des ponts en chantant, les médecins s’occupaient des malades et des blessés, les employés des musées protégeaient leurs collections.

L’exposition montre les œuvres des peintres Biljana Willimon et Vladimir Veličković conçues lors de l’agression qui les a directement inspirés. Ce sont les seules œuvres du musée liées à cette thématique, ce qui est inestimable car sans elles il serait impossible de construire des récits historiques complets à ce sujet. Les artistes ont fait don de leurs œuvres afin que tout un chacun contribue à sa manière, à ce que le temps du mal ne tombe pas aux oubliettes.


 


Exposition Petar Lubarda - L’artiste et l’environnement social

Exposition Petar Lubarda - L’artiste et l’environnement social

Du 13/02 à 19H00 au 20/03/2019.

L’exposition sera inaugurée par M. Filip Brusić-Renaud, directeur de la Maison des Legs, SE l’ambassadeur de la République de Serbie en France Mme Nataša Marić, M. Radoslav Pavlović, directeur du Centre culturel de Serbie à Paris, et MA Dina Pavić, auteure de l’exposition.

La Maison des Legs est une institution culturelle qui comprend onze legs, parmi lesquels le Legs de Petar Lubarda, l’un des plus grands peintres serbes et yougoslaves du XXe siècle. Le Legs de Petar Lubarda est unique par son espace d’exposition, situé dans l’ancien atelier du peintre et la collection dans laquelle prédomine la création de Lubarda depuis les années 50 du XXe siècle jusqu’à la fin de la vie de l’artiste. La collection des œuvres d’art donne un aperçu du travail du peintre après 1945 et les archives composées des lettres, de la correspondance, des notes dans les blocs de croquis, des invitations et des photographies présentent le peintre dans un contexte social complexe.

La peinture de Petar Lubarda de la période après la Seconde guerre mondiale jouait un rôle important dans la sortie d’isolement de l’espace culturel yougoslave, c’est-à-dire dans l’intégration aux dialogues internationaux pendant l’époque complexe de la guerre froide. Dans ce contexte, le Legs de Petar Lubarda avec les œuvres et les archives riches sur l’artiste, occupe une position exceptionnelle dans la cartographie de la politique culturelle de l’ex-Etat yougoslave à l’échelle locale et internationale.

L’exposition présentée à Paris comprend 12 ouvrages mais aussi des documents d’archives, dont certains présentés pour la première fois au public lors de cette exposition.
L’exposition a été réalisé en collaboration avec la famille de Petar Lubarda et la famille Gatalović et de nombreuses institutions : le Musée de l’art contemporain (Belgrade), les Archives de Yougoslavie (Belgrade), le Musée de Yougoslavie (Belgrade), la Collection mémorielle de Pavle Beljanski (Novi Sad) et le Musée de l’art contemporain de l’Université de Sao Paolo.

Le projet entier est réalisé sous les auspices du Ministère de la Culture et de l’Information de la République de Serbie et du Secrétariat pour la culture de la Ville de Belgrade, avec le soutien de l’Ambassade de Serbie en France


50 ans de la révolution architecturale

50 ans de la révolution architecturale

Du 13 Décembre au 8 Février 2019 à 19h00

L'association professionnelle Kolektiv Arhitekata, en coopération avec le Centre culturel de Serbie à Paris, présente l'exposition "50 ans de révolution architecturale - Candilis Josic Woods". L’exposition accompagne le travail de cet important trio d'architectes, dont notamment Alexis Josic (Aljoša Josić), architecte français d'origine serbe.

À travers une série de dessins, de vidéos et de plans de projets réalisés entre les années 1953 et 1968, on suit l’évolution de leur bureau, des premiers projets de logements urbains jusqu’au développement de l’idée du "gratte-sol",  laquelle a servie de base pour un projet important de l’Université libre de Berlin, 1968. Ainsi, l'année 1968 a été marquée également par une agitation étudiante avec l’approche traditionnelle des études à l'École De Beaux Arts. Les étudiants demandent un influx de nouvelles idées, parmi lesquelles on retrouve celles de Candilis, Josic et Woods.


Exposition "Image du monde éphémère"

Exposition "Image du monde éphémère"

Du 5 Décembre 2018 au 9 Février 2019

Exposition de peinture intimiste

Auteur: Dr Diana Metlic

La Galerie serbe Matica vous propose à l’occasion de l’Année Européenne du Patrimoine Culturel une exposition de peintures du ‘’Monde Ephémère’’. Celle-ci aura lieu au Centre Culturel de Serbie de Paris, lieu incarnant l’amitié Franco-Serbe.

Rédigée par le Dr. Diana Metlic, historienne de l’art, l’exposition présentera au publics français et serbe 20 œuvres de peintres serbes renommés : Marko Čelebonović, Ljubica Cuce Sokić, Peđa Milosavljević, Nedeljko Gvozdenović, Ivan Tabaković ainsi que de nombreux autres artistes qui ont transformé l’univers pictural de la vie intime française. Grâce à leurs voyages et séjours courts et longs en France, ces artistes se sont imprégnés de cet esprit intimiste et façonnés un regard nouveau sur le monde, intérieur et extérieur, ainsi que sur leur entourage proche. Les liens complexes entre culture française et serbe sont mis en lumière au travers d’une exposition nourrie d’images, textes et photographies évoquant des chemins de vie, les problématiques et choix artistiques et les destins des peintres, français et serbes de cette époque intimiste.

Lors de la cérémonie d’ouverture de l’exposition, le 5 décembre 2018 à 19h, le public pourra s’adresser à un auditoire, composé de : Mme. Titiana Palkovljević Bugarski, directrice de la galerie Matica Srpska, M. Radoslav Pavlović, Directeur du Centre culturel de Serbie à Paris, Mme. Asja Drača Muntean, Ministre adjointe de la Coopération internationale et de la Culture, chargée de la Culture, ainsi que le Dr. Dijana Metlic, auteur de l'exposition.


Du 12 septembre au 1e décembre 2018 - "Images, témoignages, récits"

Vernissage le 12 septembre à 19h00

Mosaïque interactive de la Grande Guerre (1918-2018)

Auteur Dušan Jovović

Le mur du Centre culturel de Serbie sera transformé en une mosaïque de photographies de la Grande Guerre. Chacune portera des enregistrements de documents (environ 1000 photos, affiches, films, lettres etc.). L’exposition utilisera le processus de la digitalisation et le design interactif digital.

Frères d’armes – Les Serbes et les Français

Musée de la ville de Leskovac

Les « Moravci » étaient les soldats appartenant à la division moravienne de l’armée serbe, qui recruta dans ses régiments la population du sud-ouest de la Serbie. Le tourbillon de la guerre les emporta loin de leur foyer pour finalement les mener jusqu’à la mer ouverte, cherchant secours à Corfou, en Afrique du nord... A travers les souvenirs et les histoires de soldats ordinaires français et serbes, d’une manière vivante et fidèle, l’exposition présentera un autre aspect de la Grande Guerre – la vie quotidienne des soldats, inscrite dans les annales de guerre avec des notes, des échanges de lettres, des photographies. 

Tarif : Entrée libre

Infos : Expositions ouvertes du mardi au samedi, de 11h30 à 19h30

 

Photo : Frères d’armes – major Hrista Živković Gazibarić et un officier français, Nice 1917

© collection privée Radivoje B. Prikić, Vlasotince

Expositions présentées dans le cadre de la Semaine des cultures étrangères, organisée par le FICEP - Forum des Instituts Culturels Étrangers à Paris


Du 12 juillet au 4 août 2018 - Exposition « Omélies en couleurs » de Goran Jović

Du 12 juillet au 4 août 2018 - Exposition « Omélies en couleurs » de Goran Jović

Entretien entre l’artiste Goran Jović et Svetlana Volic à l’occasion de l’exposition « Omélies en couleurs » au Centre culturel serbe de Paris

 

Svetlana Volic: Le titre de l’exposition « Omélies en couleurs » semble choisi avec soin et créativité dans le but d’englober le contexte complexe qui accompagne l’origine, mais aussi la perception des œuvres exposées. Il indique l’expression et l’expérience poético-esthétiques de l’image, mais aussi son aspect sacré, narratif et éthique qui invite l’observateur à la réflexion, à la formation et à la transformation des espaces spirituels.

Goran Jović: Oui, le titre de l’exposition « Omélies en couleurs » me semble le plus approprié à l’observation du thème par lequel s’ouvre un processus de dialogue particulier. Cette narration définie par le titre de l’exposition est présente dans mon œuvre depuis déjà six ans et à ce qu’il me semble en ce moment, je crois que c’est ainsi que je vais étudier encore un certain temps divers thèmes et aspects du sacré dans l’art.

À savoir, la notion même d’omélie (homélie) provient du mot grec ομιλίες. Les dictionnaires le traduisent en général par entretien, compagnie, société, relations, discours. Dans le monde antique, le mot grec homilētikḗ est l’une des notions qui décrit l’art de la conversation. Dans la culture chrétienne, les homélies sont des prédications thématiques qui s’appuient sur la Bible et utilisent de nombreuses citations. Leur contenu est le plus souvent de forme poétique et aspire à souligner la catégorie esthétique du sublime.

Ici, Omélies en couleurs est une métaphore pour les aspects multisignifiants de l’art sacré présentés par cette exposition. D’une part ils sont orientés vers l’une des fonctions de base de l’art sacré, celle de contexte-prédication. À la base, les intentions des prédications chrétiennes indiquent le développement de la conscience de soi du sujet à travers le thème de la responsabilité dans son comportement envers lui-même et envers l’autre, différent, son prochain. Tandis qu’un deuxième aspect montre la communication (« l’art de la conversation ») avec la tradition du peintre moderne dédié au thème du sacré dans un contexte d’examen des courants contemporains. L’exposition est justement orientée vers ce dialogue, avec un retour sur un réveil du processus original de recherche dans cet art. Les œuvres présentées ici ont un regard différent sur la peinture de l’art sacré orthodoxe et sont le résultat d’une synthèse orientée vers l’analyse des possibilités de l’acte créateur personnel dans le cadre de la collectivité de l’art sacré et de son iconographie. Ainsi a-t-on souhaité établir un dialogue entre le traditionnel et le moderne afin que l’œuvre terminée porte l’énergie du vivant et du présent.

De même sont présentés des saints qui sont les auteurs des œuvres littéraires de théologie les plus importantes. Sur les suites, il y a des textes avec le plus souvent des messages évangéliques qui souhaitent établir une communication avec l’observateur. Le but était de souligner le contexte de l’art et de la pensée chrétiens, mais aussi d’indiquer le rôle social actif de l’icône en tant qu’œuvre d’art qui sort de la sphère du passif et de l’exclusivement esthétique et c’est la raison du nom « Omélies en couleurs » que porte l’exposition.

Svetlana Volic: S’agit-il ici d’exposition d’images icônes qui pourraient avoir leur fonction sacrée dans le cadre d’un temple ou d’un foyer orthodoxes ou plus largement de tableaux ayant une thématique religieuse, de narrations poético-picturales qui s’appuient sur la Bible?

Goran Jović: L’icône même, en tant que format et concept artistique représente d’un côté un document de profession de foi chrétienne, mais aussi la langue qu’elle parle et par laquelle elle s’adresse esthétiquement à l’observateur et au croyant. L’Iconographie orthodoxe sacrée est l’art d’un contexte fort dont le rôle, tout comme l’Église dont elle est partie intégrale, est liturgique. De ce point de vue, l’iconographie appartient au corpus complexe du système chrétien et d’un Enseignement dont le sens est la rédemption de l’homme en communauté avec l’homme-Dieu, Jésus-Christ. D’un autre côté, l’icône constitue des archives de la pensée théologique et sauvegarde la tradition ecclésiastique du large éventail qu’elle porte par son contenu, mais en réalité, sa plus grande force est son potentiel visuel et esthétique. On peut voir combien la langue de l’art est importante pour l’Église ou le foyer dans la mesure où le but de cet art sacré est d’évoquer l’homme transfiguré et d’établir un lien de prière avec l’image représentée. L’art de l’Église est en réalité une synthèse de l’art. L’architecture, la peinture, le plain-chant ainsi que différentes formes de rituels religieux en tant que représentation originale forment l’espace entier du temple en tant qu’espace de représentation par excellence. Par les thèmes universels qu’il cultive, l’art sacré chrétien est orienté vers la question existentielle de l’homme, et la place de l’individu ou du sujet est souvent le thème principal de l’art dans le sens le plus large.

Svetlana Volic: Pourrait-on dire que les icônes présentées à cette exposition sont une forme de l’expression iconographique moderne? Est-ce qu’une telle forme de créativité est acceptée dans les cadres de la communauté ecclésiastique d’aujourd’hui, mais aussi d’un public culturel plus large? D’après vous, de quelle manière l’iconographe actuel devrait-il exercer son art?

Goran Jović: En fait, je considère que la modernité est fondamentalement importante pour chaque individu, pour l’Église et son art. La modernité est en fait présence. Le salut de l’Homme, en tant que thème de l’Église, est justement toujours actuel et présent dans cette communauté. La modernité n’exclut pas la présence de la tradition qui, indéniablement, existe dans la mémoire collective. Peut-être pourrions-nous plutôt parler de perceptions du traditionnel que nous recevons et qui se transforment et vivent en nous sous les formes les plus diverses. C’est justement en cela que je vois le potentiel de l’iconographie dans la modernité. En effet, l’homme moderne est un homme riche des expériences visuelles les plus variées. Le plus souvent, les générations des époques antérieures n’avaient pas la possibilité d’imprégnations comparatives. Après le siècle moderne, avec le début du siècle dernier et l’expérience esthétique projetée à travers les média contemporains les plus variés de la culture, les expériences visuelles d’aujourd’hui et la perspective de l’homme moyen sont devenues plus vastes et plus diverses. En lien avec ceci, je suis d’avis que l’art et l’iconographie ecclésiastiques auront justement la possibilité de s’enrichir davantage. Je crois que nous sommes à l’aube de ce processus.

Ici, j’ajouterais que l’artiste d’aujourd’hui qui fait des recherches dans ce domaine devrait être tout à fait comme l’iconographe d’antan. En effet, autrefois l’iconographe travaillait en contemporain de la culture de son temps et en bon connaisseur de l’histoire de l’Église. C’est ainsi qu’il devrait être aujourd’hui avec la distinction importante que la culture de l’homme actuel, est, non seulement différente, mais aussi qu’elle porte une complexité et une force autres. Nous pourrions peut-être remarquer que le salut de l’homme se joue maintenant aussi à travers l’espace culturel. Je pense ici à la culture comme espace du rapport social le plus large, en vérité en tant qu’espace existentiel, et non seulement à la culture comme un ensemble de formes d’influences artistiques variées.

L’iconographe d’autrefois créait le plus souvent dans les espaces de la culture chrétienne qui était dominante, au moins lorsqu’il s’agit de périodes allant jusqu’à la fin du moyen-âge tardif, lorsque cet art donnait ses plus importantes réalisations et que des changements historiques apparaissaient progressivement. Maintenant, lorsque la culture chrétienne n’a plus le rôle social qu’elle a déjà eu, l’iconographe doit avoir un rôle identique, il doit connaître l’histoire de l’Église, mais aussi être un contemporain dans un contexte de compréhension de l’espace social où se trouve l’homme et qui, inévitablement, a une influence sur l’espace spirituel où il vit.

Svetlana Volic: En tant qu’objet petit et transportable, (par rapport à la réalisation plus exigeante de la fresque sur les murs des temples) l’icône est-elle un espace par lequel, plus rapidement peut-être, se déroule la transformation de la peinture sacrée moderne?

Goran Jović: C’est une très bonne question car elle positionne la possibilité de développement du potentiel de ces deux arts à travers l’espace public-collectif, c’est-à-dire l’espace du temple et l’espace intime personnel de l’icône de petit format. Naturellement, l’un n’exclut pas l’autre, tout comme les prières collectives et personnelles. Cependant, lorsqu’il s’agit de la peinture dans les lieux de culte public aujourd’hui, dans l’espace de notre église locale, l’ouverture à une transformation, comme vous l’avez dit ou à une recherche plus radicale n’existe presque pas. À savoir, le temps du renouvellement de l’art religieux qui se déroule ces dernières décennies est depuis le tout début dirigé vers différents types et niveaux de copie de modèles déjà vérifiés, le plus souvent provenant du passé moyenâgeux avec un regard particulier sur l’époque des paléologues et l’expression artistique des peintres du roi Milutin, Mihajlo et Efthije. Les raisons sont des plus diverses, comme par exemple l’insécurité engendrée par une nouvelle forme de création face à la continuité précédemment interrompue, puis le retour à un glorieux passé et enfin la réelle beauté des modèles originaux. Entre-temps, il y a tout de même eu des progrès dans le sens où un groupe d’artistes a commencé à créer dans un esprit « néobyzantin » des réalisations tout à fait nouvelles en utilisant l’expérience de l’école moyenâgeuse mentionnée. Cette forme de création est reconnue à l’église comme conforme à son expérience et à son goût et acceptée comme telle. D’autre part, un certain nombre d’auteurs est orienté vers des recherches « plus audacieuses » qui synthétisent un art chrétien plus large à partir de la peinture des catacombes jusqu’à aujourd’hui et une écriture picturale libérée par un art moderne. En général, de tels exemples apparaissent sur les formats des icônes et sont presque invisibles dans les temples et objets religieux.

Svetlana Volic: Dans le sens esthético-pictural, vos icônes ont gardé la fraîcheur de l’esquisse – de l’expression rapide et spontanée, une certaine dose d’inachevé ou d’espace de possibilités ouvert est présente. Y a-t-il une raison ontologique supplémentaire à cette approche?

Goran Jović: Eh bien, tout comme l’utopique « Œuvre ouverte » d’Umberto Eco dans un sens plus large. Cependant, lorsque vous parlez de fraîcheur et d’espace ouvert, par leur apparence inachevée, les petites icônes présentées à l’exposition du Centre culturel de Paris parlent en réalité de la marche ouverte et éternelle vers le Christ. Les figures ne se tiennent pas, gelées dans un espace eschatologique ou historique, mais par leur ébauche libre et complexe apparaît la forme qui n’est pas assujettie à un aspect accompli ou lisse et par laquelle je souhaite aussi montrer la lutte intérieure du saint au temps de sa vie temporelle. D’autre part, la facilité et la peinture avec lasures en plus des parties expressives sporadiques conviennent mieux à ma sensibilité artistique. Les principes industriels de coloriage d’objets conçus pour la grande consommation ne portent pas le cachet du personnel. Je ne vois pas l’icône comme un objet formé sur un tel goût.

Svetlana Volic: Une grande partie de votre œuvre créatrice comprend la peinture à fresque – la peinture murale des temples orthodoxes. Cet aspect est présenté à cette exposition sous forme d’œuvre vidéo, qui n’a pas seulement une fonction documentaire, mais qui est pensée aussi sous forme de narration poético-picturale, qui devient justement une nouvelle forme d’expression artistique autonome.

Goran Jović: Dans une période antérieure, ce sont la peinture murale et la fresque qui ont fait l’objet de mon entière occupation. Peindre les murs est un acte artistique peu banal et inspirateur. Il exige différents aspects d’activité, de discipline et d’application de discipline. Les grands formats des compositions, « exposition installée pour de nombreuses années » ayant un rôle actif et un public « ciblé », ne constituent que certains des segments sur lesquels repose la responsabilité envers un tel travail. Par une œuvre vidéo, au moyen d’un collage, j’ai voulu surtout montrer individuellement les détails des murs que l’observateur, présent dans les temples ne remarque pas à l’œil nu, tout comme de la même manière les passages parlent des narrations de l’art religieux.